Québec – Lors d’une manifestation tenue mercredi dans le parc St-Roch, les Révolutionnaires Oranges Féministes ont tenu à rappeler la condition économique précaire des femmes à l’occasion de la journée internationale d’élimination de la pauvreté.
Vêtues d’un poncho orange et d’un masque blanc, « pour représenter l’anonymat de toutes ces femmes sous le seuil de la pauvreté », une vingtaine de membres du mouvement féministe ont bloqué la circulation à l’intersection Charest et de la Couronne à l’heure de pointe du matin.
« Les femmes sont majoritaires à effectuer des travaux non rémunérés », a expliqué Anne-Valérie Lemieux-Breton, porte-parole de l’événement. « Même quand elles travaillent, les femmes gagnent seulement 70% du salaire des hommes et c’est une situation que nous dénonçons ce matin », a-t-elle ajouté.
Plusieurs manifestantes en appelaient directement de Sam Hamad pour résoudre le problème.
Un court point de presse a été ensuite tenu par la porte-parole. Le but de la protestation était de sensibiliser à« une société moins capitaliste et moins patriarcale.» Plusieurs témoignages ont également alimenté le point de presse. « En nous refusant d’avoir le droit aux pensions alimentaires en plus de nos prestations sociales, le gouvernement vole nos enfants » s’est insurgée Marie Auger, l’une des participantes. « Ce n’est pas normal de compter ses sous un par un pour être sûre d’en avoir assez pour acheter une pinte de lait le lendemain », a déploré Nathalie Lortie.
Le point de presse s’est par la suite poursuivi par une marche dans les rues du nouveau St-Roch où les révolutionnaires ont collé des dizaines de tracts sur les vitrines des boutiques huppées du quartier. La journée s’est continuée plus tard par un rassemblement devant l’Assemblée nationale, organisé par la Coalition régionale des femmes contre la pauvreté et la violence. La journée mondiale du refus de la misère célébrait cette année sa vingtième édition.

